
L’hommage national aux victimes françaises et franco-israëliennes des attaques du 7 octobre
Présente à l’hommage du 7 février par son Président et son Secrétaire Général, ces lignes prolongent ce devoir de mémoire.
A nos 42 compatriotes dont la vie, au milieu de la fête, a été brutalement saisie, à nos compatriotes touchés dans leur chair, à ceux qui sont revenus de l’enfer et qui n’oublieront jamais, à celles et ceux dont la vie, aujourd’hui encore, est présumée se poursuivre dans un sombre souterrain de Gaza, dans la main du Hamas, à ceux qui n’attendent plus de retour, à ceux qui n’en finissent pas d’attendre, la France devait un hommage solennel.
Quatre mois jour pour jour après le massacre du 7 octobre, sous une pluie froide et grise, la France a accompli son devoir.
Portés avec respect et tendresse par des militaires de la Garde républicaine, sous les roulements de tambours qui étaient autant de battements de cœur puis sous les accents déchirants du Kaddish des morts de Maurice Ravel, les portraits des victimes de ce Jour Maudit ont été brandis vers nous et vers le Monde.
Tous ces visages nous regardaient et nous transperçaient le cœur. Celui-ci avec son regard volontaire à dévorer la vie, celle-là par son éclat de rire qui était promesse de bonheur pour elle, pour les siens, pour ses futurs enfants. Ces femmes et ces hommes assassinés, pour la plupart si jeunes, nous parlaient d’amour et d’avenir. Et nous tous, dans cette cour d’honneur de l’hôtel des Invalides, la gorge serrée, retenant ou ne retenant pas nos larmes, partagions une infinie tristesse.
Nous ne dirons jamais assez que ce qui s’est passé le 7 octobre n’est pas, ne peut pas être, ne sera jamais un fait de guerre. Des hommes et des femmes ont été massacrés parce qu’ils étaient Juifs. Ce qui était inimaginable s’est produit. Sur la Terre d’Israël, près de 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, s’est perpétrée – froidement pensée, méthodiquement organisée, cyniquement revendiquée - une nouvelle Shoah, la Shoah d’un jour.
Ce texte a été rédigé par le Secrétaire Général de la Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël (CJFAI).



